L'Avènement d'Hyrkul ₪ Annales immorales et pas banales

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L'Avènement d'Hyrkul ₪ Annales immorales et pas banales

Message par Azaroc le Mer 16 Juil 2014 - 23:05

Toi qui t'apprêtes à lire cette histoire, prends garde ! Tu ferais bien de te vêtir de ton plus beau Slip du capitaine Chafer avant d'entreprendre cette lecture. Car une fois les premiers paragraphes parcourus, il ne sera plus temps d'arrêter ! Quant au Slip susmentionné, tu pourras toujours décider de t'y accrocher, car personne ne t'entendra crier !!


Dernier conseil d'ami, évite de souiller ledit Slip, car tu risques d'attirer les Mamas Bworks, ou pire de tâter de l'os d'un Chafer enamouré !


Ne tourne cette page qu'en ton âme et conscience !


L'histoire s'est passée il y a longtemps... tout semblait assez paisible alors. Paysans et bergers d'Amakna n'avaient à se méfier que du Mulou, voire du Prespic... Ces prédateurs naturels qui leur volaient quelques Bouftous, saccageaient leurs champs à l'occasion...


Les bergers Fécas des environs, lassés par les méfaits des bestioles, s'étaient organisés en petites troupes armées. Lukryh Leuk était l'un de ces Fécas. Jeune et intrépide, il n'avait pas son pareil pour traquer les Milimulous lors de battues vengeresses. « Un Milimulou pour un Tofu. Un Mulou pour un Bouftou », telle était sa devise. Mais les terres pacifiques du Monde furent bien vite envahies par des créatures bien plus inquiétantes que les Mulous. Pour preuve, nombre de pieds de paysans furent foulés pendant cette période, et parfois les têtes des paysans foulaient le sol elles aussi (mais c'était alors autrement plus douloureux).


Oncques ne vit-on créature si terrifiante en Amakna, et les paysans mouillaient leurs fonds de culottes... Djaul,le serviteur de Rushu et gardien du mois de Descendre,était l'une de ces créatures. Il arpentait le Monde, et venait rôder parfois dans le village d'Amakna. À son air, on voyait bien qu'il était tout sauf bien intentionné : cornes plantées dans le crâne, yeux rouges, sabots fourchus, et une haleine à faire défaillir une pucelle.


De nombreuses érections se produisirent alors, je veux parler des temples qui furent bâtis à cette époque, et les oraisons jaculatoires se multiplièrent : tous les fidèles des dieux souhaitaient contrebalancer le pouvoir grandissant de Djaul. le Monde devait sous l'égide des dieux, quoi que Djaul et Rushu puissent tenter ! Mais la puissance spirituelle des temples n'était pas suffisante...


Ces heures qui s'écoulaient dans la peur étaient maudites, et Xélor le savait ! Le dieu désigna Ménalt le centaure pour être le commandeur d'un nouvel ordre chevaleresque. L'Ordre fut placé sous la protection de l'un des dragons d'Osamodas, Helioboros le blanc. Le dragon le baptisa « Ordre du Cœur Vaillant » et octroya à Ménalt la faculté d'utiliser la foudre blanche. Ses chevaliers furent chargés de la surveillance des temples, des routes et des chemins.

L'Ordre compta bientôt parmi ses recrues des dizaines de nouveaux chevaliers, preux et loyaux. Tous ne pouvaient pourtant prétendre à ce statut. En effet, le commandeur Ménalt avait décrété que seul un acte de bravoure permettrait d'être adoubé chevalier de l'Ordre.


Entre-temps, Lukryh Leuk, le jeune berger Féca, était devenu un chasseur célèbre pour ses traques à travers tout Amakna; il s'attaquait aux monstres les plus puissants qui soient. Il avait décidé de rejoindre l'Ordre, et nul ne doutait qu'il ne pût y prétendre, Cet évènement eut un écho retentissant : Lukryh, en gage de sa bravoure, avait juré de ramener à Menalt un trophée exceptionnel. Il s'enfonça dans les forêts profondes du sud pour ne jamais reparaître... *


* Tous pensèrent que le jeune homme, qui aurait fait un chevalier remarquable, fut la victime d'une des créatures de Djaul, mais personne ne put en apporter la preuve... Les recherches pour le retrouver duèrent des mois. Les chevaliers s'enfoncèrent loin dans les terres du sud. Et c'est au cours de l'une de leurs expéditions que les chevaliers repérèrent la ville de Brâkmar, et ils surent d'emblée que cette ville était imprégnés d'effluves démoniaques.


Pour contrer Brâkmar, Jiva, Pouchecot et Menalt incitèrent les fidèles à édifier Bonta, qui serait un rempart contre les démons. L'Ordre du Cœur Vaillant, devenu le bras armé de Bonta, protégeait la cité des harcèlements brâkmariens avec hardiesse et vaillance. Jusqu'à ce jour d'automne appelé l'Aurore Pourpre...


Toi qui es parvenu jusqu'ici, tu en sais assez sur Lukryh.


Ce qui suit est une vision qui m'est parvenue après que j'aie fini la rédaction de ce livre... J'ai sans doute écrit sous la dictée d'un esprit, peut-être même est-ce l'âme d'Hyrkul qui a écrit ces lignes, et non moi... Un jour quelqu'un pourra certifier que cela n'est pas une chimère, ni le fruit de mon imagination, mais la réelle et très vraie histoire de Lukry...


Je laisse donc la parole à celui que j'appellerai désormais l'esprit de Lukryh.


Une présence maléfique s'était manifestée depuis quelque temps dans Amakna. Les bergers Fécas étaient inquiets. Au petit matin, on retrouvait des dizaines de bêtes, parfois des troupeaux entiers, amorphes, les yeux vidés de toute émotion. Pourtant, les nuits étaient silencieuses, et rien ne trahissait une quelconque agitation. Les chevaliers de l'Ordre multipliaient les patrouilles, armés et vigilants.


Ce matin-là, j'avais fait le tour des enclos comme à mon habitude. Arrivé près de mon troupeau, je vis mes Bouftous, tous tournés dans la même direction, vers la forêt. Raides et immobiles. Je sentis la rage monter en moi. Une piste fraîche menait à la forêt. C'était la première fois que « la chose » laissait des empreintes. Je souris : une telle erreur allait être fatale à « la chose ».


Je suivais la piste depuis un moment lorsque j'arrivai à la lisière de la forêt des Abraknydes. Je m'engageai sur le sentier principal. L'herbe était flétrie et à mesure que j'avançais, l'odeur d'humus devenait entêtante. Fréquemment, des arbustes s'agrippaient à mes vêtements, m'empêchant d'avancer. Au détour du chemin, je vis une trouée dans les arbres. Je quitta le sentier pour m'y rendre afin de me repérer. A chaque pas, il me semblait que la trouée se reculait, toujours plus loin.


J'étais fatigué. Je m'embourbais progressivement dans une terre toujours plus boueuse. La vermine y grouillait, des vers s'enroulaient autour de mes chevilles, et la nuit semblait tomber subitement. C'est alors qu'une voix sépulcrale résonna dans les ténèbres.


« Je t'attendais, Hyrkul... »


Hyrkul ? Quel était ce nom ? J'étais à bout de force. Je vis s'élever devant moi une silhouette en lambeaux. C'était un fantôme, une âme ailée qui semblait pareille à un dragon noir. Le souffle court, elle continua : « Je vais... te donner plus de pouvoirs... que tu n'en rêveras jamais... Tu seras un seigneur de guerre... Mais... en contrepartie, je serai avec toi, chaque jour... chaque nuit... ». Les mots tourbillonnaient dans ma tête. Je m'évanouis.


Lukryh était mort.

Hyrkul était né.

Domen le Sombre

_________________

avatar
Azaroc
Représentant

Divinité : Sacrieur
Cercle de puissance : 200
Localisation : Manoir de Lhambadda
Messages : 509

Voir le profil de l'utilisateur http://lyre-ehel.forumofficiel.fr/g11-ambassade https://www.dofus.com/fr/mmorpg/communaute/annuaires/pages-persos/486750400207-azaroc

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum