[Solo] Les aventures d'Amadéa de Mausart...

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[Solo] Les aventures d'Amadéa de Mausart...

Message par Amadéa de Mausart le Mer 22 Mar 2017 - 22:43

Partie 1
Amadéa de Mausart était une jeune demoiselle heureuse qui n’avait jamais eu à se plaindre de quoi que ce soit. Elle vivait avec sa famille dans l’enceinte du château d’Amakna ; quoi de plus normal quand on fait partie de la cour.Les parents d’Amadéa étaient de très riches marchands traitant dans de nombreux domaines : autant vous dire qu’elle n’avait jamais manqué de rien et avait, au contraire, reçu bien plus que de raison. Des jouets à foison, de nombreuses vacances en famille, des parents aimants, un monde idéal, voilà ce qu’elle pensait de sa vie jusqu’à sa dix-septième année. Elle n’avait alors connu aucun méfait, aucun drame, et avait vécu dans un monde haut en couleur où le noir était banni.
Peu après son dixième anniversaire, ses parents avaient fondé une entreprise commercialisant des peluches aussi douces qu’adorables. D’un naturel généreux et aimant rendre service, Amadéa n’avait pas refusé la demande d’aide de ses parents. Ainsi, tous les jours en allant à l’école elle suivait un itinéraire précis pour déposer les paquets aux clients. Sa candeur l’empêcha de poser des questions qui auraient été délicates pour ses parents. Jamais elle ne demanda pourquoi elle ne devait pas parler des peluches, ne pas poser de questions sur les clients – qui étaient trop âgés, selon elle, pour avoir des jouets – ou pourquoi elle ne pouvait pas posséder l’une de ces peluches. Les enfants Fécas sont élevés dans le respect des valeurs de loyauté, d’honnêteté et de droiture ; c’est cette éducation qui fait d’eux des protecteurs hors-pair. Cependant,mieux vaut se garder de trahir ou de se moquer de l’un d’eux. La vie d’Amadéa changea peu après ses dix-sept ans. Terminant son cycle d’apprentissage, elle entamait une spécialisation en costumagie et c’est en se rendant sur son lieu d’étude qu’elle fit une découverte pour le moins sinistre. Avant de partir, le matin même, pour l’atelier où elle travaillait, son père lui avait demandé de déposer, une fois de plus, un paquet de peluches bouftons chez une cliente en lui répétant à quel point les économies sur les frais de livraison étaient bénéfiques. Elle attrapa sa besace et le sac contenant les peluches avant de passer calmement la porte et de retrouver Phileas, un bon ami à elle. Le jeune Ecaflip accompagnait Amadéa tous les jours à Bonta. Pour ce faire, les jeunes gens prenaient la direction d’Astrub à pied avant de prendre un zaap. En sortant de l’enceinte du château d’Amakna, il y avait un grand élevage de bouftous qu’Amadéa prenait plaisir à nourrir chaque jour. Malheureusement, dans la précipitation elle n’avait rien emporté avec elle ce jour-là. En passant devant les enclos, les bouftous ravis de voir la jeune fille arrivèrent en masse sautillants de joie.
-Ah, je suis désolée mes petits chéris, j’ai oublié de vous prendre à manger, dit-elle avec un air contrit.
-Oh, attends Ama, intervint Phileas. Je pense que j’ai un morceau de pain dans mon sac.
Alors que l’Écaflip commençait à fouiller son sac, Amadéa se retourna et lui dit doucement :
-Ce n’est pas la peine, un morceau ne suffira pas pour qu’ils puissent tous manger et ils vont se battre entre-eux.
-Et ce n’est pas cool ? On pourrait parier sur le gagnant ! dit l’Ecaflip pour plaisanter.
Un léger craquement suivi d’une déchirure de tissu se fit entendre et les deux jeunes gens se retournèrent pour voir deux bouftous en train de mâchouiller le sac, contenant les peluches, posé près de l’enclos. Et avant qu’Amadéa puisse attraper le sac, d’autres bouftous déchiquetaient déjà les peluches.
-Il faut les en empêcher ! s’écria-t-elle. Je dois livrer ces peluches !
Elle grimpa et passa par-dessus la barrière et se retrouva dans l’enclos essayant de forcer un passage dans le troupeau. Elle repoussa les bouftous à l’aide d’un bouclier magique autour d’elle et découvrit les peluches gisantes, complètement décousues, au milieu de tas de poudre rouge. Elle fronça les sourcils d’incompréhension.
-Ama…Ama…l’appela Phileas avec un ton empreint d’inquiétude.
-Deux secondes, je ramasse ce qui reste, répondit-elle.
-Non, Ama, insista-t-il. Vraiment, sors de là, regarde ils ne sont pas normaux.
Un drôle de bêlement la fit se retourner aussi vite coupant ainsi l’effet du bouclier magique. Quelques bouftous aux yeux écarquillés, bavant encore plus que d’habitude, semblaient agités. Le regard de la jeune fille glissa sur la poudre rouge reposant à ses pieds. Elle se pencha très vite pour tout remettre dans le sac et se mit à courir vers la barrière. Les bouftous dans un état second commencèrent à la courser à travers l’enclos. Amadéa, rapide, leur échappa en grimpant sur la barrière. Les bouftous étaient maintenant complètement fous : ils se battaient entre-eux, fonçaient dans les barrières dans un boucan incroyable.
-Vite,on doit partir, dit Amadéa. Je ne veux pas qu’on se fasse attraper par les propriétaires.
-Mais je ne comprends pas pourquoi ils agissent comme ça, d’un coup, souffla Phileas.
Les jeunes gens s’en allèrent rapidement et s’arrêtèrent un peu avant la cité d’Astrub. Amadéa posa le sac à terre et s’agenouilla devant lui pour découvrir le désastre.
-Regarde ce carnage, déplora-t-elle en montrant les morceaux de peluche recouverts de poudre rouge. Et cette poudre, qu’est-ce que c’est ?
Phileas fronça les sourcils et attrapa une peluche déchiquetée. Il l’observa sous toute les coutures avant de la renifler.
-Humpf, ça pique les narines ce truc, dit-il l’air dégoûté.
-C’est quand même étrange, non ? Demanda Ama. Pourquoi ça se trouve dans les peluches que je dois livrer ?
-Aucune idée, tes parents ne t’ont rien dit à propos de ça ?

-Bah, non, dit-elle. Je fais ça depuis longtemps, déposer les paquets chez différents clients.
-Dis, c’est quand même curieux de vendre des peluches à des adultes non ? demanda Phileas.
-Je ne me suis jamais posé la question, avoua Amadéa. Je me souviens il y a sept ans,papa est allé en voyage d’affaire à Sarakech et c’est en revenant qu’il a commencé à monter l’entreprise de peluche.
Phileas eut un air gêné et mal à l’aise, regardant la peluche encore une fois avant de la reposer.
-Ama, tu as déjà entendu les rumeurs sur Sarakech ? demanda-t-il sans sourire.
-Non, je n’y suis jamais allée, répondit-elle.
Phileas se racla la gorge s’en voulant d’annoncer la nouvelle à son amie.
-Je traîne au port de Madrestam depuis que je suis gamin, tu sais, expliqua-t-il.Un jour j’ai entendu un capitaine qui se vantait d’avoir découvert une mine d’or dans une région tout juste découverte. C’était Sarakech…Et cette fameuse mine d’or, c’est une poudre rougeâtre qu’on appelle l’Épice. Et selon la manière dont elle est diluée, elle peut produire des effets secondaires…et de la dépendance…
Amadéa se releva doucement en laissant le sac par terre.
-De…de…de la dépendance ? répéta-t-elle. Comme de la drogue ?
Phileas hocha la tête gravement pendant que des souvenirs et des pensées envahissaient brutalement la tête de la jeune Fécatte.

-On ne peut pas garder ça avec nous, dit-il. Je sais qu’on a toujours échappé aux fouilles à l’entrée d’Astrub, mais il suffit d’une fois pour que…
-Les fouilles, le coupa Amadéa en tremblant. Je…je…C’est pour ça qu’ils me l’ont demandé à moi…J’étais petite avec mon sac à dos, j’étais innocente…Personne n’a jamais regardé mon sac…Ils ont…ils se…
Elle baissa la tête les yeux remplis de larmes. Elle tremblait mais ce n’était que de rage. Elle se sentait trahie d’avoir été utilisée comme une vulgaire poupée.Elle serra les poings afin de reprendre son calme.
-Ils se sont servis de moi, dit-elle sèchement. Et ils vont le payer.
D’un mouvement de main, elle mit le feu au sac contenant la poudre et les peluches morcelées sous l’œil intrigué de Phileas.
-Mais..que…
-Avec la zizanie que cette poudre a causé à l’élevage de bouftous, on ne peut pas la garder, expliqua-t-elle. Les gardes du château vont être en alerte et si l’information se répand au-delà du château d’Amakna, ils vont fouiller les sacs dans toutes les cités.
-En parlant de cité, on va être en retard, fit remarquer Phileas.
-Moi je n’irai pas, annonça Amadéa. Mes parents ne sont pas là aujourd’hui, je vais en profiter pour prendre des affaires et partir.
-Partir ?! dit l’Écaflip étonné. Mais tu vas partir où ? Et pourquoi ? Enfin…
-Je ne vais pas rester dans une famille où l’on se sert de moi comme passeuse de drogue depuis sept ans sans que j’en sois informée, dit-elle froidement. Je ne sais pas trop où mais de toute manière, regarde le sac…Tu as vu la quantité d’Épice qu’il y avait ? Ça doit valoir des milliers de kamas…Des kamas que les clients ont dépensé pour de la poudre dont ils ne verront pas la couleur.
-Viens chez moi, dit Phileas. Je ne vais pas me rendre à l’atelier aujourd’hui et on trouvera une solution, ok ?
Amadéa eut un petit sourire.
-C’est très généreux de ta part Phil, répondit-elle. Mais c’est trop dangereux. Il faut que je parte et que je prenne mes propres décisions, que je décide de ma propre vie. Tu auras de mes nouvelles, c’est promis.
Elle fit un bisou rapide sur la joue de son ami en lui souhaitant que tout aille bien et s’en alla sans même se retourner. Amadéa marcha rapidement vers sa maison. Arrivant presqu’à la hauteur de l’élevage, elle vit une foule de gens autour des enclos. Elle baissa la tête et se fit petite en passant derrière la foule.
-Regarde ça…quel désastre !

-J’ai entendu dire que l’Épice est en cause…
-Ils disent qu’il y a du trafic dans la région.
Elle accéléra le pas et passa l’enceinte. Elle souffla en s’appuyant sur un mur quand une voix la fit sursauter.
-Vous allez bien Mademoiselle de Mausart ?
Manquant de tomber par terre, Amadéa releva la tête pour voir un garde du château. Il avait l’air inquisiteur. Elle se redressa et tenta de sourire faisant fi de ses mains tremblantes.
-Oui, oui, merci beaucoup monsieur, dit-elle. J’ai oublié ma boite à couture à la maison et je suis déjà en retard, si vous voulez bien m’excuser…
-Oh oui, mais faites attention, on a découvert des bouftous drogués à l’Épice,d’autres sont morts et on pense à un trafic dans la région.
Une pierre sembla tomber dans son ventre à l’annonce de la mort des bouftous. Elle devint pâle comme un linge et le garde le remarqua.
-Allez, dit-il en lui tapotant l’épaule. Il ne vous arrivera rien, vous êtes une jeune fille prudente et respectable.
Amadéa hocha la tête vaguement et repris son chemin en courant. En arrivant devant la porte de sa maison, celle-ci s’ouvrit sur ses parents, visiblement très mécontents. Elle fut happée à l’intérieur de la demeure et se retrouva au salon, assise seule dans un fauteuil. Son père avait l’air hors de lui et sa mère était assise et tapotait sur ses genoux, signe d’un agacement profond.
-J’aurais dû m’en douter, commença froidement son père. C’est toi la cause de tout ce grabuge dehors ?
-Je..j..non..enfin,bégaya-t-elle.
Ellen’avait jamais vu son père en colère. Il était effrayant : blême de rage,les yeux écarquillés.
-Tu sais ce que ta bêtise va nous coûter ? répliqua son père froidement. Il y aura des enquêtes et nous serons bien chanceux que ça ne remonte pas jusqu’à nous.
-C’est injuste, marmonna-t-elle en fronçant les sourcils.
-Injuste ? S’écria son père. Comment oses-tu ?
Amadéa se releva les joues rouges et le visage déformé par la colère.
-Oui, injuste ! s’exclama-t-elle. Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous m’avez demandé toutes ces années ? Sans que j’en sois avertie ? Vous trempez dans des affaires louches et je devrais applaudir ?
Elle prit une profonde inspiration et leva un regard méprisant sur ses parents.
-Vous ne méritez qu’une chose : la prison, cracha-t-elle.
Le père d’Amadéa lui attrapa le bras et la traîna de force dans les escaliers avant de l’enfermer dans sa chambre.
-Tu resteras là tant que tu n’auras pas retrouvé la raison, dit-il glacialement.
La jeune Fécatte se retourna et donna un coup de pied dans une peluche se trouvant au sol. Elle s’assit un instant contre sa porte, perdue dans ses pensées entre la colère, l’angoisse et la déception.
Elle attendit que la nuit tombe pour faire rapidement un sac de secours. La maison complète sommeillait dans un calme olympien. Ama prit les économies qu’elle gardait au fond d’un tiroir, elle ferma son sac et se dirigea vers la fenêtre. Elle l’ouvrit délicatement et sans un bruit et passa par-dessus. La maison n’était pas très haute et non loin de la fenêtre de la jeune fille se trouvaient des plantes grimpantes le long du mur. Arrivée à terre, elle vit une lumière s’allumer dans la maison et se mit à courir vite, très vite vers le sud. Elle arriva dans le village jouxtant le château : il faisait noir, il n’y avait pas un chacha et la chaleur ambiante de la journée avait disparue. Elle reprit son souffle doucement devant un panneau publicitaire.
« Frigost !Son île, ses aventures, sa neige magnifique. Venez découvrir ses richesses et ses merveilles ! Deux départs par semaine en partance de la baie de Cania. »

Elle regarda les prochaines dates de départ et vit que le bateau partirait le lendemain en soirée. Elle n’avait plus qu’une solution : partir sur l’autre continent. Elle parviendrait peut-être à y vivre en paix.
Elle ne voulait pas prendre le risque de rester dans les alentours ou d’aller à Astrub prendre la diligence. Elle marcha jusqu’au port de Madrestam et trouva le moyen de dormir sous une barque renversée. Elle fut réveillée en sursaut au petit matin par une mouette bien décidée à chanter de bon cœur. Amadéa s’étira et se recoiffa d’un geste bref avant de remettre sa capuche et de se diriger vers le portail zaap le plus proche. Le port était encore désert aux petites heures du matin : quelques marins, des bateaux amarrés çà et là, des chachas se partageant un goujon.
Elle sacrifia quelques kamas et s’engouffra dans le portail zaap qui l’emmena dans les plaines rocheuses de Cania. Il faisait déjà plus chaud et elle décida de faire une pause. Elle s’assit sur une pierre et mangea un morceau de chocolat. Dans la précipitation, elle n’avait trouvé que ça dans sa chambre. Elle eut un sentiment de manque ; sa chambre chaude, agréable, ses repas, sa vie rêvée. Il avait fallu une demi-journée pour que tout bascule et qu’elle se retrouve à tenter de quitter son continent natal comme une fugitive.
Perdue dans ses pensées, elle n’avait pas entendu un souffle rauque derrière elle. Ce n’est que la deuxième fois qu’elle se rendit compte qu’un vétauran regardait son morceau de chocolat avec envie. Elle écarquilla les yeux et lança son chocolat le plus loin possible avant de prendre ses jambes à son cou le plus loin possible. Elle entendit la bestiole rugir et courut plus vite encore. Dans un élan de panique, elle fonça vers une grotte creusée dans la roche. Essoufflée,elle se terra et regarda le vétauran passer devant elle. Elle attendit un moment avant de sortir et de continuer son chemin en direction de la baie de Cania. Elle ne devait plus être loin car elle sentait déjà le soleil se faire plus fort et les effluves salés de la mer. Ses pieds foulèrent le sable et elle soupira de soulagement : elle était bientôt arrivée. Ama observa un embarcadère avec quelques bicoques où l’on vendait des souvenirs, de la nourriture. En arrivant près du lieu, elle leva le regard vers un beau bateau. Où était peint le nom du navire : « Sanguin ».
Ama arriva près d’une cabine en toile où se tenait un Énutrof en train de dormir paisiblement sur une chaise, les pieds posés sur un comptoir. Elle s’approcha doucement et frappa le comptoir doucement avec son poing ; ce qui ne réveilla pas l’homme. Elle se racla gorge.
-Excusez-moi ?demanda-t-elle. Monsieur ?
L’Énutrof ne fit aucun mouvement, continuant à profiter de sa sieste. Amadéa fronça un sourcil et eut une idée. Elle se pencha vers l’homme et dit doucement :
-Il me semble avoir vu un snouffle pas loin d’ici.
L’Énutrof fit un bond et tomba de sa chaise avant de monter sur le comptoir hurlant :
-Arrière monstre ! Je n’ai pas de kamas ! Pas le moindre !
Amadéa recula de quelques pas,intriguée. L’Énutrof l’aperçut, se calma, redescendit du comptoir et croisa les bras en regardant la nouvelle venue.
-Où avez-vous vu un snouffle ?
-Euh, je…c’était une plaisanterie…
-Sachez qu’on ne plaisante pas avec les snouffles ! dit-il l’air fâché. Ils veulent voler les fortunes…oh, bien entendu, moi je n’ai pas un sou.
-Je suis désolée, dit-elle sincèrement.Je voulais vous réveiller. Je veux juste un ticket pour aller sur l’île Frigost.
Un air intéressé passa sur le visage de l’Énutrof.
-Ohoh, un nouveau départ n’est-ce pas ? dit l’homme. Je suis le Capitaine Ardier, je suis le seul à faire la liaison entre le continent et l’île. Un ticket coûte 200 kamas.
Ama sortit une bourse de son sac et attrapa quelques pièces qu’elle donna à l’Énutrof. Elle était soulagée. Le capitaine lui donna un billet en échange et l’invita à prendre place sur le navire qui partirait deux heures plus tard. L’Énutrof monta également à bord pour lui montrer sa cabine et en profita pour interroger la demoiselle. Elle avait l’air d’être épuisée et sa tenue n’était pas très propre.
-Vous venez de loin ? vous avez l’air très fatiguée, constata-t-il.
-Je viens de Bonta, dit-elle. Je n’ai pas beaucoup dormi, le voyage jusqu’ici a été assez éprouvant.
Elle ne voulait pas trop en révéler sur elle en ne connaissant pas son interlocuteur.
-Et vous pensez faire quoi à Frigost ? demanda le capitaine.
-Je ne sais pas encore, avoua-t-elle. Je vais visiter dans un premier temps, j’ai lu qu’il y avait de très belles régions.
-Ah, elles le sont toutes, dit-il. Mais elles sont aussi intéressantes que dangereuses. Si jamais vous voulez rester pour y vivre, revenez me voir. Je connais beaucoup de monde.
Elle eut un sourire fin.
-C’est très aimable, répondit-elle.
-Je vais vous laisser dormir, dit le capitaine. Ce soir, je vous raconterai les légendes de notre belle île et nous arriverons au petit matin.
Amadéa attendit que le capitaine referme la porte pour enlever sa cape et se laisser tomber paisiblement dans un lit au confort rudimentaire. Néanmoins, elle était au chaud et en sécurité.
C’est ainsi que cette jeune fille quitta ses parents pour partir à l’aventure sur une île lui étant inconnue. Elle ne se doutait pas des aventures merveilleuses et périlleuses l’attendant de l’autre côté de la Mer Kantil.

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