[RP Solo] L'Histoire d'un Iop

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[RP Solo] L'Histoire d'un Iop

Message par Sunnk le Jeu 6 Mar 2014 - 20:12

[HRP] Rôle-Play posté en juin 2012 sur le forum Dofus : http://forum.dofus.com/fr/1178-comptoir-taverne-rp/1296036-solo-histoire-iop [/HRP]




Prologue
 
 
 
Le Jidelor 17 Maisial 643
 
 
Lâche et seul, voilà comment on le décrivait, et à juste titre. Il fut un temps où c’était tout autre, les gens se plaisaient à le nommer le puissant, l’intrépide.
Il est un disciple de Iop et même si c’est difficile à croire il a longtemps été un héro. L’histoire que je vais vous raconter est son histoire. Du moment de gloire à la déchéance, vous saurez tout sur lui.
 
 
 
Chapitre I : L’Embrasement
 
 
 
En ce jour de Fraouctor 641 il faisait beau, tous les arbres étaient en fleurs, les gens sortaient se promener et admirer les spécimens qui couraient dans les champs. Une belle journée s’annonçait.
Il était là, patiemment accoudé à une table de la taverne tout en buvant une bière d’Amakna. Avant de continuer il serait peut-être bon de vous dire qui il est. Son nom est Sunnk, il était Capitaine de la Milice de Bonta avant que sa désobéissance ne finisse par agacer son chef, il n’eut pas d’autre choix que de quitter la garde. Sunnk est quelqu’un de réservé, il n’aime pas montrer ses sentiments, il préfère la solitude à la compagnie mais restons-en là, reprenons. Il attendait quelqu’un, mais pas n’importe qui, sa fiancée qu’il avait rencontrée en 640 quand elle était en prison –oui Sunnk à le goût du risque- elle était belle et très intelligente, une superbe Eniripsa.
 
« -Bon que fait elle, je ne vais pas rester là tout l’après-midi, elle sait que je n’aime pas les gens ! *il regarde autour de lui, cherchant sa compagne*.
 
-Sunnk je suis là ! *elle agitait ses bras dans tous les sens*.
 
-Ah enfin j’ai failli t’attendre !
 
-Désolée mais Elya Wood ne me lâchait plus.
 
Ils commencèrent à se raconter leur journée. Elle racontait qu’elle avait passé sa journée au temple à accueillir les nouveaux et lui, racontait qu’il n’avait rien fait comme depuis des mois. Comme à leur habitude, et ce chacun à leur tour, ils devaient décider d’un lieu à aller visiter. Aujourd’hui c’était au tour de Sunnk.
 
« -Et bien soit, si c’est à moi, alors on va aller visiter le Kolizeum. *il ricane car il sait qu’elle n’aime pas les combats*
 
-Si tu veux. *dit-elle avec un grand sourire moqueur*
 
Et ils partirent. Vous ais-je parler de Dorva ? Non, c’est normal. Il était soldat dans la Milice de Bonta en même temps que Sunnk mais lui était terriblement jaloux de Sunnk et particulièrement quand il a été nommé Capitaine. Et c’est le 27 Aperirel 635 que Dorva quitta la milice.
 
Quelques heures plus tard
 
« -Nous y voilà. *dit Sunnk avec les yeux émerveillés*
 
-Oui c’est très…, on entre ?
 
-Bien sûr !
 
Qui aurait cru qu’en ressortant du Kolizeum sa vie basculerait totalement. Ils sortirent près de deux heures plus tard
 
« -Finalement se Sadida n’était pas si mal. *dit-elle pour faire mine de s’intéresser*
 
-Oui il était très f…, oh par Iop !
 
Tout avait brûlé aux alentours, et le garde du Kolizeum –dans un dernier soupir- prononça :
 
« -Vers Amakna, il va à Amakna.
 
-Qui ? demanda Sunnk.
 
-Le chef des Scorbutes Noires, Lord Dorva.
 
Il mourut l’instant suivant. Le ciel devenait de plus en plus gris, l’orage arrivait.
 
 
Chapitre II : La Disparition
 
 
 
Il est temps de lever le voile, le narrateur est en fait Sunnk. J’avais besoin de prendre du recul pour vous raconter ses événements mais je dois assumer désormais. "Les Scorbutes Noires" est une secte d’adeptes de Rushu qui pense que Brakmar ne fait pas son devoir et agit donc à sa place, mais personne ne pensait qu’ils existaient vraiment, on se laissait croire qu’ils n’étaient qu’une légende pour faire peur, enfin… jusqu’à ce jour.
 
« -Nous devons y aller !
 
-Tu es fou Sunnk ! Il ne faut pas ! On monte à Bonta prévenir la garde.
 
-Pas le temps il faut y aller au plus vite !
 
Et je partis aussitôt. Ne voulant pas être seule ma fiancée me suivit. Nous avons pris nos dragodindes et je crois qu’elles n’ont jamais autant couru, ni jamais été aussi vite.
Au matin du 24 Fraouctor 641 j’étais arrivé à Amakna, les rues étaient désertes, il n’y avait plus un seul villageois, tous avaient préférés rentrer par crainte. Les Scorbutes Noires se tenaient devant moi. L’atmosphère était tendue, je ne savais quoi faire, ils ne le savaient pas non plus. C’est là qu’il est apparu, comme surgit du monde de Rushu.
 
«-Sunnk, mais quel plaisir de te voir. Ça fait si longtemps depuis la Milice Bontarienne, j’espérais que tu me chercherais, mais non finalement.
 
-Dorva à quoi tu joues ? Tu fais des choses qui ne te ressemblent pas.
 
-Voyons Sunnk, tu ne peux pas savoir ce qui me ressemble ou pas, j’étais toujours derrière toi quand tu étais la vedette.
 
-Tu veux donc te venger de moi, c’est ça ?
 
-Non Sunnk voyons, ne soit pas si égocentrique, j’accomplis mon devoir en assouvissant le souhait de Rushu sur ce monde.
 
-Pourquoi fais-tu cela ? Lui as-tu déjà parlé ? Connais-tu ses désirs ? Te rends-tu compte seulement des morts que tu vas causer ?
 
-Bien sûr que je le sais ! Il est venu à moi et m’a guidé !
 
-Je ne te laisserais pas faire Dorva et s’il le faut, tu mourras.
 
-Non crois-moi, c’est toi qui mourras !
 
Sur ces mots, je brandis mon Epée Toche et Dorva envoya ses hommes au combat. Un long combat démarra alors et c’était évident pour moi, son issue changerait beaucoup de choses. Je me vois terrasser les soldats, j’étais sans pitié et eux n’en avaient pas pour moi. Un à un les hommes de Dorva tombèrent et c’est là qu’il décida de combattre et tout changea. Il était devenu si puissant, il avait une technique aux dagues parfaite, j’étais submergé, je sentais l’issue du combat arriver. Dans une dernière force que je n’imaginais pas je parvins à tuer son dernier homme.
 
« -Comment as-tu pu tous les tuer ! J’aurais voulu t’épargner mais dans ses conditions, crois-moi, c’est mieux pour nous tous que tu meures.
 
-Lâche !
 
Une ombra s’abattit sur moi, et je m’écroulais.
Je repris connaissance un mois plus tard dans une maison. La famille vint me voir et m’expliqua que Dorva m’avait loupé de peu et n’avais fait que m’assommer. Mais immédiatement j’ai pensé à elle.
 
«-Où est la femme qui m’accompagnait ?
 
-Une femme ? J’ai peur que personne ne vous accompagnait.
 
-Mais si bien sûr que si !
 
-En tous cas quand on vous a amené là, vous étiez seul.
 
Je pris mon épée, j’enlevais les bandages et sorti dehors. Je vis une foule m’acclamer d’avoir sauvé leur vie.
 
« Sunnk, Sunnk, Sunnk, Sunnk…
 
J’étais leur champion pour un temps. Je n’aimais pas tout ceci mais peu importe, je devais vite la retrouver. Avant de partir, le père m’a indiqué que c’est le tavernier qui m’a ramené chez eux. J’ai couru, couru pour arriver le plus vite possible, tout en me faufilant entre les villageois. Arrivé à la taverne, je poussais la porte. Tous les clients, Pandawa, Iop, Sadida… me regardaient, et avaient stoppé leur activité.
 
« -Ah ! Vous revoilà parmi nous, dit le tavernier tout en lavant un verre.
 
-Oui me revoilà.
 
-Qu’est-ce qui vous amène la ? Une bière ?
 
-Non je venais juste vous demandez où vous aviez emmené ma fiancée.
 
-Votre fiancée ? Ah oui…et bien.
 
-Quoi que ce passe-t-il ?
 
-Et bien en fait je ne l’ai emmenée nulle part. J’ai bien peur que ce soit le chef des Scorbutes Noires qui l’ait kidnappée.
 
- M…Merci.
 
-Vous voulez de l’aide ?
 
Je claquais la porte. Il fallait que je la retrouve. J’ai alors démarré mes recherches. Je décidais de refaire tout le chemin qu’avait pris les Scorbutes Noires avant d’arriver à Amakna. Les terres étaient brûlées, le mal était partout. Mon histoire faisait le tour d’Amakna, les gens voulaient me voir. Ils m’offraient de la nourriture et moi je leur promettais retrouver Dorva et de lui faire payer.
 
 
Chapitre III : La Quête
 
 
 
Mon chemin me mena bien loin de chez moi. Ma quête bien entamée, ce n’était pas très compliqué de retrouver leurs traces, ils avaient tout brulé. Un matin, j’arrivais là où personne ne voudrait être car cela n’annonce que la mort au bout du chemin.
 
30 Septange 641
 
Dans les Landes de Sidimotes, il faisait gris, les arbres étaient morts, les ruines étaient partout et j’apercevais au loin la tempête. Dans le courant de l’après-midi, j’arrivais là où les pires cauchemars ne vont jamais, devant moi se dressait Brakmar. Je ne savais pas comment j’allais m’y prendre, après tous les Scorbutes Noires ne sont pas particulièrement appréciés dans la cité de Rushu encore moins son chef, un ancien bontarien et surtout, surtout pas un bontarien.
Les portes étaient grandes ouvertes, c’était l’heure de la relève. Tout en esquivant les miliciens, je pénétrais dans la cité. Je me suis rendu dans chaque taverne et chaque lieu public que je trouvais, mais rien, personne ne savait rien ou bien personne ne voulait en parler. Et c’est là que j’ai rencontré Seci Ves.
 
« -Je suis là sous les ordres D’Oto Mustam –je devais faire diversion-, je dois trouver un homme nommé Dorva, il dirige les Scorbutes Noires.
 
-Et bien je n’en ai pas la moindre idée. Mais je crois connaitre quelqu’un, il dirige l’ordre des espions, Ledrob Terceséc, il doit bien savoir quelque chose. Descendez le voir dans la tour, peut-être qu’il vous aidera.
 
-Merci à vous.
 
Je ne savais pas si c’était une ruse, s’il m’avait démasqué, donc j’avançais doucement. J’entrais dans la tour, descendais dans les sous-sols et je trouvais ce Ledrob.
 
« -Vous êtes Ledrob ?
 
-Oui c’est moi, tu viens pour ta formation ?
 
-A vrai dire non, je dois savoir ou se retrouve les membres des Scorbutes Noires ? Avez-vous une idée ?
 
-Et bien je pense que oui. Quand Brakmar a appris qu’ils existaient, on a décidé de les espionner. On ne voulait pas les détruire on pensait qu’ils pourraient nous servir. Après plusieurs mois, ils nous ont menés dans la Tour de Gisgoul, et c’est là qu’ils tenaient leurs réunions presque toutes les semaines. Mais maintenant ils ont disparu alors à quoi bon vouloir savoir où ils se trouvent ?
 
-Heu...Pour la culture je suppose.
 
Je ne voulais pas m’attarder, j’avais déjà passé assez de temps dans cette cité. Mais c’était déjà trop tard une vingtaine de miliciens m’attendaient à la sortie.
 
« -Rendez-vous et peut-être que vous ne souffrirez pas trop.
 
-Oh non ! J’ai beaucoup de chose à faire et croyez-moi aller dans vos prisons est la dernière chose dont j’ai envie.
 
-Tant pis. Chargez !
 
Me battre ou fuir ? Les deux avaient leurs avantages mais vu le nombre, fuir était certainement la meilleure solution. Par chance, aucun autre milicien ne se joignit à la poursuite. Je renversai tous les étals sur mon chemin. Les habitants regardaient par la fenêtre. La porte ! Voilà la porte, il fait que je me dépêche.
 
« Fermez les portes ! Ordonna le milicien.
 
5 mètres, 4 mètres, 3 mètres, 2 mètres…
 
« -C’est trop juste tu ne passes pas Sunnk ! M’exclamais-je.
 
1 mètre… Et in extremis j’étais passé. Je n’avais plus qu’à filer jusqu’à la Tour de Gisgoul. Quelques bworks sur le chemin mais rien de grave. Me voilà dedans. J’entendais du bruit en bas, je descendis immédiatement.
 
« -Dorva !
 
-Sunnk te revoilà, tu as fait vite, je m’attendais à te voir mais pas aussi rapidement tout de même.
 
-Rend moi ma fiancée.
 
-Tu crois que je suis si stupide ? Elle n’est pas là.
 
-Je vais te tuer alors ! Pour tout le mal que tu as fait.
 
-Et comment vas-tu la retrouver ? Sans moi elle resterait prisonnière tout le reste de sa vie.
 
-Que veux-tu ?
 
-Nous y voilà, il faut que je te raconte. Je savais que tu étais au Kolizéum, je suis donc passé par là en savant que tu me suivrais. Je savais que tu tuerais mes hommes, et je savais que tu finirais affaibli, et te louper n’étais pas une erreur mais bien un calcul rigoureux.
 
-Pourquoi tout ça ?
 
-Parce que je sais que tu es un très puissant Iop et que tu pourrais me servir à merveille.
 
-Jamais Dorva.
 
-Ta fiancée Sunnk, ta fiancée.
 
-Parle.
 
-Tu vas faire rigoureusement ce que je te dis. Tu vas commencer par te rendre à Amakna et là-bas tu accompliras ma volonté. Tu tueras.
 
Avais-je le choix à l’époque ? Non, je l’aimais trop pour refuser.
 
« -Très bien Dorva, tu as gagné, demande moi ce que tu veux. Mais je te préviens, si tu ne me la rends pas, tu mourras.
 
-Mais oui Sunnk, ne t’inquiète pas. Tu vas commencer par retourner à Amakna et tu vas t’occuper de la famille qui t’a soignée, puis du tavernier.
 
Et me voilà parti pour faire quelque chose d’impensable.
 
1er Octolliard 641
 
C’était le mois de Brumaire, le saigneur macabre. Coïncidence ? Je ne sais pas. Arrivé à Amakna, je retrouvais une ville paisible, les gens se promenaient comme si tout avait été oublié. Je me trouvais devant la maison de la famille qui m’avait gentiment soigné et là le doute s’est installé mais il fut de courte durée, m’ayant vu arriver, ils m’ont invité à entrer. Ils me racontaient leur petite vie depuis que j’étais parti et comment les habitants continuaient de m’aimer.
 
« -Je dois y aller, dit le fils, je dois aller à la bibliothèque.
 
-Non tu ne vas nulle part.
 
-Heu…si je vous assure je dois y aller.
 
-Non *Je mis ma main sur le pommeau de mon épée et tous allèrent se rasseoir*
 
-Mais que faites-vous, dit le père.
 
-Ce sera rapide.
 
Environ dix minutes plus tard, je suis sorti et sur la fenêtre on pouvait y voir une tâche de sang. Les habitants venus pour me dire merci, ne me dirent finalement rien et s’enfuirent en courant. Je me dirigeais désormais vers la taverne. De courageux Iop se mirent sur mon chemin.
 
« -Partez jeunes Iop, vous mourrez à l’inverse.
 
-Tu les as tués alors qu’ils t’ont sauvé, traître !
 
Et je suis passé non sans combattre. Arriver à la taverne, il m’attendait. Il était sans défense, personne avec lui et aucune arme.
 
« -Tu vas oser me tuer Sunnk ? Je suis sans défense, as-tu de l’honneur ?
 
-Malheureusement pour vous, non , plus à cet instant.
 
J’ai soulevé mon épée et elle s’est abattue sur sa nuque. C’est là que Dorva est apparu.
 
« -Sunnk, c’est parfait, je ne pensais pas que tu le ferais donc je t’ai suivi pour en être sûr, mais si et en plus avec une conviction si intense, c’était beau à voir.
 
-Ne me parle pas Sram. Rends la moi maintenant.
 
-Te la rendre ? Tu es fou ! Tu as encore bien des missions à accomplir pour moi.
 
-Non ce n’était pas notre accord.
 
-Les règles c’est moi Sunnk, et tu appliques. Tu vas maintenant te rendre dans tous ces endroit *Dorva me tendit une lettre*.
 
-Je finirais par te tuer Dorva.
 
-Bonne quête Sunnk.
 
Chapitre IV : L’Assassin
 
 
1er Javian 643
 
 
 
Astrub, Pandala,Wabbit, Moon, Bonta, OtomaÏ, Frigost. J’étais allé partout. Cela fait deux ans presque, je ne l’ai toujours pas revue et je n’ai eu aucune nouvelle d’elle. Je venais d’achever ma dernière cible. Le monde me détestait, j’avais fait tant de mal. Toutes les milices me cherchaient pour me faire payer, mais je devais le faire, je ne pouvais pas la perdre. Maintenant je devais retrouve rDorva, il me devait quelque chose. Je suis donc retourné naturellement à la tour de Gisgoul en espérant le trouver là-bas. Arriver sur place je trouvais un parchemin où était inscrit ces quelques mots : « Sunnk, je te retrouverais, ne me cherche pas. . Je quittais Gisgoul désespéré. Naturellement je ne pouvais pas rentrer chez moi, je décidais donc de me rendre à la montagne des Koalaks, là-bas je serais tranquille. Flovor, Martalo, Aperirel, les mois passaient et toujours aucune nouvelle, mais je restais patient. Je vivais du vol et autres braconnages de dragodindes, mais dans ce labyrinthe de roche je ne craignais rien. Je chassais des Koalaks quand, le 1er Maisal 643, j’aperçu une silhouette à l’horizon. Je me cachais dans un buisson et c’est là que j’ai reconnu Dorva.
 
« -Dorva ! Espèce de…
 
-Ah Sunnk te voilà, je t’avais dit que je te retrouverais. Enfin tu n’as pas été facile à trouver mais bon je m’en sors plutôt bien. Donc tu asaccompli ma tâche. C’est fou ce que l’amour fait faire mais enfin bon, tu as réussi l’épreuve !
 
-Tout cela n’est qu’un jeu pour toi ?
 
-Oh non crois moi, j’ai des convictions.
 
-Ou est-elle Dorva ?
 
-Nous y voilà. A vrai dire elle n’est pas là mais ne t’inquiète pas je m’en suis bien occupé. En fait, je l’ai faite prisonnière non loin du Port de Madrestam dans une des prisons inoccupées. Mais malheureusement des miliciens sont arrivés et la garde prisonnière désormais. Tu vas donc devoir la libérer par toi-même, mais je crois en toi tu t’en sortiras.
 
-Je peux te tuer alors !
 
-Je ne crois pas.
 
Et il disparut dans un nuage de fumée. Je retournais dans ma grotte,je pris mes dagues et le peu d’affaires qu’il me restait et me voilà parti pour Madrestam. Le voyage s’annonce difficile avec les hordes de miliciens et de villageois en colère.
 
J’arrivais à Amakna le 2 Maisal 643, les rues étaient tranquilles, je pouvais passer sereinement mais je restais sur mes gardes. La prison était sous mes yeux, je comptais dix gardes dehors et je ne sais combien à l’intérieur, la tâche n’allait pas être facile. A ce moment-là, je me demandais encore quelle technique j’allais utiliser, mais vite, certaine furent éliminées. Le furtif,ce n’est pas pour moi, la diversion, trop voyant, ils ne sont pas bêtes, une bombe, trop bruyante, finalement il ne restait que ce pourquoi les Iop sont faits, le combat direct. Je devais toutefois arriver par derrière pour que personne ne puisse aller prévenir ceux de dedans. Je longeais les bords et me rapprochait d’eux petit à petit. Ca y est j’y suis.
 
« -Vous allez mourir ! *Tous les gardes se retournèrent*
 
-Ahahah et tu comptes t’y prendre comment ? Nous sommes dix et toi tu es seul. *Dit l’un d’eux*
 
-Ça, ce n’est qu’un détail.
 
Je lançais le combat, le premier devant moi prit mon épée en pleine tête, puis le second en plein dans le cœur, puis le troisième, le quatrième et ceux jusqu’à ce qu’il ne reste que le bavard.
 
« -Comment as-tu pu tous les tuer !
 
-Je vais te faire comprendre.
 
Je me baissais rapidement pour prendre une dague dans ma botte et l’envoyais en plein dans sa nuque. La première manche est terminée. Je descendis prudemment les marches et là j’aperçus cinq ou six gardes. J’allais faire la même chose que pour les premiers, c’est de loin, pour moi, le plus efficace. Pas le temps pour eux de me regarder, que le premier tombait déjà,puis vint le second, le troisième le quatrième, le cinquième mais le sixième me prit de court et s’enfuit dans une des cellules. Je le poursuivais. Il faisait très sombre, et très humide, j’avais oublié de prendre une torche. Je l’entendais courir, ses pas étaient lourds et l’eau éclaboussait autour de lui. D’un coup il s’est arrêté, sa respiration était forte, je m’approchais doucement de lui. Au détour d’un virage je commençais à voir de la lumière et là je l’aperçus dans la pénombre. Il semblait paniqué et avait sorti ses dagues. Il m’attendait. Nous étions désormais face à face mais quelque chose était bizarre, lui qui avait fui lâchement s’apprêtait à me combattre. Non ça n’allait pas.
 
« -Approche étranger, je vais t’écraser !
 
En plus il me provoquait, il préparait quelque chose j’en étais sûr.Je continuais à m’avancer doucement et là, au-dessus de ma tête une énorme dalle tombait. Je donnais une forte impulsion et la dalle alla s’écraser juste derrière moi. Je vis à sa tête qu’il ne s’y attendait pas et il profita que j’étais au sol pour s’enfuir à nouveau. Par chance le couloir était éclairé cette fois et je repris rapidement la poursuite. J’arrivais à un carrefour, gauche ou droite, je n’étais pas sûr mais il ne fallait pas trop que je réfléchisse sinon il allait me distancer. Gauche. J’arrivais alors dans une salle et je vis le garde et surtout je la vis Elle. Ça y est, elle se tenait devant moi. Presque deux ans s’étaient écoulés depuis le jour ou Dorva l’a emmenée, mais ce n’était pas encore gagné ! Il l’a tenait fermement, sa dague sous sa gorge.
 
« -Sunnk ! Sauve-moi !
 
-J’…J’arrive.
 
-Non, non, tu ne feras rien sinon je la tue. *Il appuyait de plus en plus sa dague contre son cou*
 
-Lâche-la et tu pourras partir.
 
-Tu ne me laisseras pas partir, tu crois que je suis bête ?
 
Il fallait que je prenne vite une décision. Si je l’attaquais frontalement il allait la tuer, faire diversion était impossible, jouer d’une ruse également. Non je ne voyais aucune solution, peut-être allais-je devoir négocier.
 
« -Sunnk ? C’est ça ?
 
-Oui, que veux-tu ?
 
-Tu vas mettre ce bandeau autour de tes yeux. *il sorti de sa poche un bandeau et me l’envoya*
 
-D’accord j…
 
Mais tout d’un coup, elle attrapa sa deuxième dague et d’un geste rapide elle la planta dans son rein. Je me suis alors baissé, j’ai pris ma dague et je l’ai lancée en plein dans sa carotide. Sans surprise le garde s’écroula, elle était enfin libre.
 
« -Je suis si heureux de te revoir Sunnk.
 
-Moi aussi Camille, j’ai fait tant de choses pour te retrouver.
 
-Tout est fini ne t’inquiète pas.
 
Nous partîmes ensemble en courant pour ne pas attirer davantage l’attention des miliciens. Nous rejoignîmes notre ancienne maison, qui, à ma grande surprise, n’était pas surveillée, elle était juste délabrée. J’arrachais les quelques branches qui avaient poussées sur la porte et nous entrâmes. Tout était intact. Rien n’avait changé depuis ce jour de Fraouctor 641. Je passais toute la nuit à lui raconter mon aventure et elle à me raconter la sienne. Le 3 Maisal 643, un jour nouveau se levait pour elle mais pour moi, j’étais toujours le grand criminel qui a tué d’innombrables personnes, pourtant il allait falloir que je recommence ma vie. Je commençais à me faire des idées. Je deviendrais probablement bûcheron dans les Landes de Sidimotes, ici je vendrais l’oliviolet durement couper et installerait notre nouvelle maison. A son levé,je lui annonçais la nouvelle, elle était d’accord et le temps de ramasser nos affaires, nous étions partis. Toujours en faisant attention, nous primes ma dragodinde et elle galopait le plus vite possible pour nous sortir d’Amakna. Nous arrivâmes dans les Landes de Sidimotes le 4 Maisal. Je savais que les premiers jours sans maison serait dure, je me suis donc mis rapidement à la reconstruction des ruines, en attendant, nous nous servions d’une tente. Le 11 Maisal 643, la ruine était presque reconstruite, nous vivions bien ensemble mais c’est ce jour qu’un invité indésirable c’est présenté à nous.
 
 
Chapitre V : La Révélation
 
 
« -Bonjour vous deux !
 
-Dorva, quelle surprise ! Grosse erreur que d’être venu nous voir, je vais enfin pouvoir te tuer.
 
-Moi aussi je suis content de te voir, mais je ne crois pas que tu me tueras.
 
-Ah oui ? Après tout ce que tu nous as fait ?
 
-En fait il serait plus juste de dire, tout ce que je t’ai fait. En fait, Camille n’a pas souffert et à très bien vécu pendant ton absence. Je crois même qu’elle se plaisait.
 
- Tais-toi !
 
Je brandis mon épée et au moment de l’abattre sur lui, on m’assomma. Je me suis réveillé 5 jours plus tard, le 16 Maisal 643, au côté de Camille et devant moi se tenait Dorva. J’ai essayé de bouger mais je ne pouvais pas, j’étais attaché mais étrangement Camille ne l’était pas.
 
« -Mais que ce passe-t-il ici ? Camille ?
 
-Ecoute Sunnk, je ne suis pas celle que tu crois. Je vais te raconter.
 
-Tout à commencé en 635, j’allais à Bonta pour la première fois. En franchissant les portes j’étais émerveillée. Je me baladais partout, je visitais les ateliers, les hôtels de ventes et autres bâtiments. Soudain, une querelle éclatait devant moi, un Iop et un Sadida se battaient pour une histoire de poisson je crois. La garde est arrivée et les a emmené à la Milice, là un milicien s’est approchée de moi et m’a demandée de le suivre car il avait des questions à me poser. A la milice, il me demanda ce que j’avais vu, qui avait fait quoi et au moment de partir il m’invita à dîner chez lui. Intimidée et séduite, j’ai accepté. Ce soir-là il m’a expliqué qui il était et je lui ai raconté pourquoi je suis venue à Bonta. C’était le coup de foudre pour moi comme pour lui je crois. On est sorti ensemble de nombreuse fois et un soir, parlant politique, il m’a exprimé ses opinions sur Bonta et Brakmar. Il m’a dit à quel point il n’aimait pas ce système et qu’il s’apprêtait à quitter la Milice. Et ce jour est arrivé, il l’avait quittée. J’ai décidé de le suivre et nous sommes partis ensemble pour Brakmar. Depuis un an nous nous connaissions et notre amour était passionné. Lui, il était plein de rage contre Bonta et il eut une idée, il allait donner vie à une légende en fondant les Scorbutes Noires. Tu l’as compris, c’est homme, c’est Dorva. Il a recruté des hommes et à commencer à monter ses plans et c’est là qu’il a pensé à toi. Tu étais très fort, probablement un des meilleurs miliciens tu étais parfait mais tu ne serais jamais allé avec lui.
 
-C’est alors que j’ai décidé de me servir de toi Sunnk. J’allais utilisée Camille pour t’attirer à moi. Je l’ai envoyée à Bonta commettre un délit et la suite tu la connais. C’est là que tu l’as rencontrée. Régulièrement on s’est envoyé des lettres pour monter le plan, et en Fraouctor 641, nous passions à l’attaque. La liste que je t’ai donnée est en fait la liste de mes ennemis bontariens. Tu dois te sentir trahi n’est-ce pas ?
 
Sur le moment je n’y ai pas cru, mais il fallait me rendre à l’évidence, je n’étais qu’un pion.
 
« -Et est-ce que tu m’as aimé au moins Camille ?
 
-Sunnk, je…
 
-Ne dit rien de plus.
 
Je ne savais pas quoi faire. Le tuer ? Pourquoi faire ? Et elle ? Qu’est-ce que j’allais faire ? J’étais perdu.
 
« -Maintenant Camille tue le !
 
-Quoi ? Mais…mais…je ne peux pas faire ça !
 
-Voyons, tout ça fait parti du plan, maintenant qu’il ne nous sert plus il faut le tuer, il pourrait nous nuire.
 
-Fais le toi, moi je ne peux pas !
 
A ce moment j’ai vu Dorva se mettre dans une colère géante, tous ceux qui lui avaient dit non sont morts. Toujours attaché, je ne pouvais rien faire. Il leva sa main et frappa Camille d’un geste violent. Elle s’écroula sur le sol. Il sorti sa dague et fixa Camille du regard. Je sentais qu’il voulait…la tuer. Il fallait que je me libère, même si elle m’avait trahit, tout était de la faute de Dorva. Je mobilisais toute mes forces et d’un coup j’arrachais les sangles. Mais c’était trop tard, il enfonça sa dague en plein dans son ventre.
 
« -Nonnnn ! Dorva qu’as-tu fais ?
 
-Ah ! Je vais te tuer moi-même salle Iop !
 
J’esquivais son premier coup et ramassais mon épée.
 
« -Tu vas payer Dorva !
 
-Tu ne passeras pas la nuit Sunnk, je ne peux pas le permettre !
 
Cette fois je n’allais pas le louper et je le tuerais pour de bon. Moi à l’épée et lui aux dagues, moi et mes coups puissants et lui avec son agilité. Elle, elle perdait tout son sang, il fallait que je me dépêche. Je lançais violemment mon premier coup d’Epée Toche, tout en l’esquivant il en profita pour se rendre invisible. Je ne savais pas où taper. J’étais assailli de coups, et je ne pouvais pas les esquiver, je ne le voyais pas. Je reçu un coup à la jambe, je suis tombé à genoux, puis un dans le ventre, je me suis courbé, il m’a effleuré le visage, me laissant une profonde cicatrice. Alors que je croyais le combat perdu, son invisibilité disparu. Je puis alors reprendre mes coups même si j’étais très affaibli. J’ai réussi à blesser gravement ces deux mains, il avait du mal à tenir encore ses dagues mais il ne lâchait rien. Mes chances de victoires s’amenuisaient, d’autant plus qu’il relança son invisibilité. Le seul moyen de le gagner était d’écouter. Je fermais les yeux et écoutais très attentivement et je l’entendais. J’entendais ses pas, aussi discrets étaient-ils. Je l’étendais s’approcher de moi, je serrais très fermement mon épée et d’un coup sec je la plantais. C’est là que je l’ai vu sortir de son invisibilité avec mon épée dans le cœur. Dorva était mort. Je courais voir Camille.
 
« -Sunnk, je suis désolé.
 
-C’est pas grave, je vais te soigner.
 
-C’est trop tard.
 
-Mais non ne dis pas de bêtises, tu vas t’en sortir.
 
-Non.
 
Ses yeux se fermèrent pour toujours.
 
Le Jidelor 17 Maisial 643, lâche et seul, voilà comment on me décrivait, et à juste titre. Il fut un temps où c’était tout autre, les gens se plaisaient à me nommer le puissant, l’intrépide.

Je suis un disciple de Iop et même si c’est difficile à croire j’ai longtemps été un héro. L’histoire que je vous ai racontée est mon histoire. Du moment de gloire à la déchéance, vous savez tout sur moi.
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Sunnk
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